Actualité

Un nouveau nanovecteur décoré avec un peptide membranotrope pour le traitement et le diagnostic du cancer du sein.

Date(s)

du 10 octobre 2018 au 30 novembre 2018

Lieu(x)

Site Grandmont

Faculté de Pharmacie

L’équipe EA6295 Nanomédicaments et Nanosondes, en collaboration avec le groupe de Stefania Galdiero, de l’université de Naples a développé un nouveau nanovecteur décoré avec un peptide membranotrope pour le traitement et le diagnostic du cancer du sein.

Ce nanovecteur est capable de délivrer des petits ARN interférents dans les cellules de cancer du sein triple négatifs, permettant de diminuer la synthèse de protéines nécessaires pour leur croissance ou pour leur survie. Les nanovecteurs sont à base de nanoparticules d’oxydes de fer (appelés SPION) recouverts de polyéthylène glycole (PEG), fonctionnalisés avec le peptide gH625 et des polymères cationiques (chitosan et poly-L-arginine). Chaque composé a une fonction spécifique et joue un rôle clé: le SPION donne la structure et permet d’accrocher les autres composés ; le PEG participe à la stabilité colloïdale du vecteur et à la furtivité immunitaire ; le peptide gH625 facilite l’internalisation du nanovecteur dans la cellule cancéreuse ; les polymères cationiques protègent les siRNA et induisent l’échappement endosomal ainsi que la délivrance des siRNA dans le cytoplasme. La formulation de ce vecteur a été optimisée en variant la quantité de chaque composé. L’efficacité de rétention et de protection des siRNA a été analysée en présence de fortes concentrations en sérum. Les nanovecteurs optimisés montrent une forte accumulation dans les cellules de cancer du sein avec une inhibition de l’expression de la protéine GFP de 73+/-3% comparé à un agent de transfection commercial, l’oligofectamine® avec lequel on obtient une inhibition de l’expression de la GFP de 59+/-8%.

Lien vers l'article : https://doi.org/10.1016/j.ejpb.2018.07.024